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Patrick ASCIONE (France)

Patrick ASCIONE (France)

Né en 1953 à Paris, il compose à partir de 1976 et rejoint l'équipe du Groupe de Musique Expérimentale de Bourges jusqu'en 1984.

Compositeur indépendant depuis, il réalise ses pièces commandées pour la plupart par le Groupe de Recherches Musicales de l'INA, le CIRM de Nice et le GMEB/Institut de Bourges.

Son travail s'articule autour de deux thèmes principaux :

Le premier traitant des liens unissant l'art acousmatique et la peinture pour leur dépendance commune à la notion fondamentale de support (Métamorphose d'un Jaune Citron, Bleus et Formes, etc...).

Le second développant l'idée de "polyphonie spatiale" (plasticité de l'espace et non uniquement des sons) par l'intégration et la maîtrise de la dimension spatiale de l'oeuvre dans le processus même de son élaboration au moyen de la technique multipiste (Espaces-Paradoxes 1989, Couleurs d'espaces 1993, etc... composés pour 16 pistes réelles).

Autres œuvres : "Soleil Baroque", Fontaines "Guernica", "Métamorphose d'un Jaune Citron", "Orlanda" "Polyphonie-Polychrome" : (Sur Champ d'Azur, Valeurs d'Ombre, Lune Noire), "Aquarelle en Sol", "Bleus et Formes", "Suite Blanche pour les temps Nouveaux"..., "Cet extrême silence des couleurs", "Primitive" (oeuvres en stéréophonie), "Quantique Musique".

Prix aux Concours Internationaux de Bourges (1979) — Prix Noroit / Léonce Petitot / GRM (1989) — "Prix Villa Medicis hors les Murs" 1991 - Mention au Prix Ars Electronica 1994 - Mention au Prix Ars Electronica 1995 - Mention au Prix Ars Electronica 1997

 

Boléro Picasso (1999) — 13’10

Commande de l'Institut de Musique Électroacoustique de Bourges.

Bien que Picasso n'ait pas été musicien, on peut imaginer que s'il avait composé le Boléro (ou un Boléro) il aurait sans doute choisi de la faire avec les moyens offerts par la musique électroacoustique ... Pure utopie bien entendu ! Un peu dans cet esprits, j'ai choisi d'utiliser quelques mesures de la partie rythmique répétitive de cette page si connue de Ravel, dépourvue de son environnement mélodique, comme prétexte à une interprétation, une vision "à la manière de" du sujet. Mais ce point de vue est aussi et surtout, indépendamment de son caractère anecdotique, une réflexion (pas si utopique que cela cette fois) sur ce que pourraient être, ou ont été, les apports et les influences de la peinture moderne sur la musique et du passage sans compromission qu'ils auraient permis d'établir entre la musique instrumentale traditionnelle et la musique concrète (déclenché par la "trouvaille" de P.Schaeffer) mieux que ne l'aurait fait l'évolution même de la musique. Messiaen n'affirmait-il pas lui même qu'il ne composait plus de la même manière depuis l'avènement de la musique concrète ? De là à dire qu'au vingtième siècle l'alliance peinture/musique aura donné l'art accousmatique ou la musique concrète est une étape à ne pas franchir qu'avec mesure et prudence, même à la veille du troisième millénaire !

   
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