Né en 1953 à Paris, il compose à partir de 1976 et rejoint l'équipe du Groupe de Musique Expérimentale de Bourges jusqu'en 1984.
Compositeur indépendant depuis, il réalise ses pièces commandées pour la plupart par le Groupe de Recherches Musicales de l'INA, le CIRM de Nice et le GMEB/Institut de Bourges.
Son travail s'articule autour de deux thèmes principaux :
Le premier traitant des liens unissant l'art acousmatique et la peinture pour leur dépendance commune à la notion fondamentale de support (Métamorphose d'un Jaune Citron, Bleus et Formes, etc...).
Le second développant l'idée de "polyphonie spatiale" (plasticité de l'espace et non uniquement des sons) par l'intégration et la maîtrise de la dimension spatiale de l'oeuvre dans le processus même de son élaboration au moyen de la technique multipiste (Espaces-Paradoxes 1989, Couleurs d'espaces 1993, etc... composés pour 16 pistes réelles).
Autres uvres : "Soleil Baroque", Fontaines "Guernica", "Métamorphose d'un Jaune Citron", "Orlanda" "Polyphonie-Polychrome" : (Sur Champ d'Azur, Valeurs d'Ombre, Lune Noire), "Aquarelle en Sol", "Bleus et Formes", "Suite Blanche pour les temps Nouveaux"..., "Cet extrême silence des couleurs", "Primitive" (oeuvres en stéréophonie), "Quantique Musique".
Prix aux Concours Internationaux de Bourges (1979) Prix Noroit / Léonce Petitot / GRM (1989) "Prix Villa Medicis hors les Murs" 1991 - Mention au Prix Ars Electronica 1994 - Mention au Prix Ars Electronica 1995 - Mention au Prix Ars Electronica 1997
Bien que Picasso n'ait pas été musicien, on peut
imaginer que s'il avait composé le Boléro (ou un Boléro)
il aurait sans doute choisi de la faire avec les moyens offerts par la musique
électroacoustique ... Pure utopie bien entendu ! Un peu dans cet esprits,
j'ai choisi d'utiliser quelques mesures de la partie rythmique répétitive
de cette page si connue de Ravel, dépourvue de son environnement mélodique,
comme prétexte à une interprétation, une vision "à
la manière de" du sujet. Mais ce point de vue est aussi et surtout, indépendamment
de son caractère anecdotique, une réflexion (pas si utopique que
cela cette fois) sur ce que pourraient être, ou ont été,
les apports et les influences de la peinture moderne sur la musique et du passage
sans compromission qu'ils auraient permis d'établir entre la musique
instrumentale traditionnelle et la musique concrète (déclenché
par la "trouvaille" de P.Schaeffer) mieux que ne l'aurait fait l'évolution
même de la musique. Messiaen n'affirmait-il pas lui même qu'il ne
composait plus de la même manière depuis l'avènement de
la musique concrète ? De là à dire qu'au vingtième
siècle l'alliance peinture/musique aura donné l'art accousmatique
ou la musique concrète est une étape à ne pas franchir
qu'avec mesure et prudence, même à la veille du troisième
millénaire !